Médiation équine : sortir de la guerre des chapelles
La profession n'est pas réglementée en France, et pourtant certaines écoles se présentent comme les seules garantes. Sous un même mot cohabitent de la rééducation, du développement personnel et de l'accompagnement psychique. Voici la carte que j'aurais aimé qu'on me donne avant de me former.
Auteure
Victoria HerrmaniPsychologue clinicienne
Niveau
Psychologuesprofessionnels de l'accompagnement, étudiants avancés
Lecture
14 minutes2 900 mots
Une formation en équithérapie qui n'en était pas une
Manège couvert, deuxième journée, dans une école qui se présente comme une référence du champ. On me confie un cheval, un plot et une consigne : faire décrire trois cercles au pas à une stagiaire qui joue la patiente, en comptant les foulées. Je demande ce qu'on travaille. On me répond : l'équilibre et la latéralité. J'ai alors seize ans de clinique derrière moi et trente ans d'équitation, et je viens d'écrire « latéralité et rééducation » sur mon cahier.
Je n'ai rien contre la latéralité. Des psychomotriciens et des kinésithérapeutes font là un travail précieux, que je ne sais pas faire. Mais je n'étais pas venue pour ça : j'étais venue chercher ce qu'un cheval permet dans un accompagnement psychologique. Personne ne m'a parlé de psychisme.
Le reste a suivi. Des consignes infantilisantes adressées à des professionnels aguerris. Des journées entières sur « que veut dire être thérapeute ». Des jeux de rôle où l'on fait semblant d'être handicapé sur le cheval. Une définition de l'équithérapie qui ne correspondait ni à ce que j'étais venue apprendre, ni à ce que le mot promettait.
Après quelques regroupements de ce type, j'ai arrêté cette formation. Je perdais mon temps.
Médiation équine : ce que le tiers cheval change
Posons la question autrement que par les querelles d'écoles. La médiation équine désigne toute pratique d'accompagnement faisant intervenir un équidé comme tiers. Reste l'essentiel : que fait ce tiers que le face-à-face ne fait pas ?
Trois choses, à mon sens. Le cheval ne comprend pas ce qu'on lui raconte : il répond au corps, au tonus, à la distance. Devant lui, le discours bien rodé d'un patient ne sert plus à rien.
Sa réponse, ensuite, est immédiate et non morale. Il s'écarte, il baisse l'encolure, il reste. Il ne juge pas, il ne rassure pas, il n'interprète pas. Enfin, il oblige à faire : ouvrir une barrière, poser une main, reculer d'un pas. L'action précède la parole, et c'est souvent en agissant que le sujet découvre ce qu'il ne savait pas dire.
Le cheval ne répond pas à ce qu'on dit. Il répond à ce qu'on fait.
Voilà le socle commun. Il ne dit rien de la visée : soigner un corps, apprendre à coopérer ou travailler un psychisme sont trois projets différents. C'est là que le champ se déchire.
Équithérapie, hippothérapie, équicoaching : la carte du champ
Le désordre français a une histoire, et cette histoire explique presque tout. La médiation équine n'est pas née du côté du psychisme, mais du côté du sport et de la rééducation motrice. Le vocabulaire en porte encore la trace.
Une origine rééducative, et le malentendu qui en découle
Le récit fondateur est celui de Lis Hartel, cavalière danoise atteinte de poliomyélite, médaillée d'argent en dressage aux Jeux olympiques d'Helsinki en 1952 après un entraînement équestre intensif. Une kinésithérapeute norvégienne, Elsebet Bødtker, en tire une méthode installant des personnes handicapées sur des poneys ; un centre spécialisé ouvre en Norvège dès 1953.
En France, la filiation est explicite. Renée de Lubersac, psychomotricienne, et Hubert Lallery, masseur-kinésithérapeute, publient en 1973 l'ouvrage princeps : La Rééducation par l'équitation. Le titre dit tout. L'association qui structure alors le champ s'appelle Association nationale de rééducation par l'équitation ; il faut attendre 1986 et la Fédération nationale des thérapies avec le cheval pour que le mot « thérapie » remplace celui de « rééducation ».
Autrement dit : le champ a changé de mot avant de changer de contenu. Beaucoup de cursus enseignent encore, sous l'étiquette « thérapie », un travail psychomoteur et rééducatif parfaitement respectable — mais qui n'est pas un accompagnement psychique. Le terme d'équithérapie fonctionne alors comme un faux ami : il promet un soin de l'âme, il livre un soin du mouvement.
Soyons juste : la Société française d'équithérapie définit l'équithérapie comme une prise en charge psycho-corporelle, adressée à la personne dans ses dimensions psychiques autant que motrices. La définition est large et honnête, et mon reproche ne porte pas sur elle. Il porte sur l'écart entre cette définition et le contenu réel de certaines formations, où le versant psychique se réduit à quelques heures, au profit d'activités avec le cheval où le « faire » rime souvent avec occupationnel.
Ce que d'autres pays ont tranché
Regardons ailleurs, cela clarifie beaucoup. En Suisse, une seule forme est reconnue et remboursée : l'hippothérapie-K, développée par la physiothérapeute Ursula Künzle, admise depuis 1994 par l'assurance-maladie et l'assurance invalidité, prescrite par un médecin et pratiquée par des physiothérapeutes formés. Ce qui est reconnu là-bas l'est comme de la physiothérapie. Pas comme une psychothérapie.
Aux États-Unis, le champ a fait son ménage sémantique. Un consensus réunissant PATH International, Eagala et l'American Hippotherapy Association a abouti en 2021 à une recommandation : employer le terme générique d'equine-assisted services, puis nommer précisément le service rendu. Le document constate qu'aucune profession de santé, aucune norme de pratique, aucune licence ne correspond à une prétendue « thérapie par le cheval » prise comme un tout. On distingue donc l'hippothérapie, outil du kinésithérapeute ou de l'ergothérapeute ; la psychothérapie intégrant le cheval, portée par un professionnel de santé mentale ; et l'equine facilitated learning, qui relève de l'apprentissage.
La leçon est limpide. Partout où le champ s'est structuré, il l'a fait en séparant les visées et en réservant un terme générique large. Nous avons fait l'inverse : nous nous disputons un mot unique.
Pourquoi « médiation équine » est le seul terme générique tenable
Un terme générique doit englober sans trancher. « Médiation équine » remplit ce contrat : il nomme le dispositif — un tiers équin dans une relation d'accompagnement — sans préjuger de la visée ni du métier. Les autres mots sont des sous-catégories, et doivent le rester.
C'est la raison pour laquelle mes formations distinguent explicitement trois orientations, dont les approches diffèrent profondément : l'équithérapie, l'équicoaching et la thérapie brève avec le cheval. Elles ne visent pas la même chose, ne s'adressent pas aux mêmes publics, et n'exigent pas les mêmes prérequis. Les confondre n'est pas une nuance de vocabulaire : c'est une erreur de cadre.
Une précision d'honnêteté, tant qu'on parle de vocabulaire. Ce découpage en trois est le mien. « Équithérapie » et « équicoaching » circulent partout ; « thérapie brève avec le cheval » beaucoup moins, et pour cause — à ma connaissance, je suis à peu près la seule à l'enseigner. Il serait cocasse de dénoncer les écoles qui se déclarent seules détentrices du vrai, puis de leur emboîter le pas à la ligne suivante. Prenez donc cette grille pour ce qu'elle est : un outil, pas une norme.
Ce qui unit la médiation équine malgré les écoles
Quatre orientations, des prérequis incompatibles, aucune théorie unifiée. Qu'est-ce qui autorise alors à parler d'un champ ? Une séquence, que je retrouve partout, quelle que soit la chapelle.
Le premier temps est une impasse. Le patient tourne autour de quelque chose sans l'atteindre, ou raconte trop bien. Le face-à-face ne suffit plus, et le praticien le sait avant lui.
Le deuxième temps est la scène. On sort, on confie une tâche simple, et le cheval répond : il avance, il s'arrête, il tourne la tête. Ce qui se produit là n'a pas été négocié. C'est du réel, pas du récit.
Le troisième temps est la reprise. Le praticien met en mots ce qui vient de se passer — et c'est ici, exactement ici, que les orientations divergent. Le rééducateur nomme un progrès moteur. Le coach nomme une compétence transférable au travail. Le clinicien entend la répétition d'une position subjective, et la traite comme telle.
Le même cheval, la même scène, trois métiers différents. Voilà pourquoi la question du terme générique n'est pas une querelle de puristes.
Une femme entre dans le rond de longe, se plante au centre, bras croisés, et demande au cheval de venir. Il broute. Elle insiste, s'agace, finit par lâcher : « De toute façon, personne ne vient jamais. »
Je n'ai rien interprété. J'ai demandé ce qu'elle ferait si elle voulait vraiment qu'il vienne. Elle a décroisé les bras, elle a fait trois pas. Le cheval a levé la tête. La phrase est arrivée avant l'analyse : c'est ce qu'un tiers non humain permet.
Situation composite, éléments modifiés, aucune identification possible.
Deux séances de médiation équine, deux usages du même cheval
Voici deux situations qui cernent la question mieux qu'un protocole : l'une où le cadre tient, l'autre où il cède sous une lecture séduisante.
L'adolescent qui ne dit rien
Quinze ans, adressé après deux exclusions. En cabinet, il répond par oui et par non. Dehors, je lui demande de conduire un cheval jusqu'à une barrière, sans corde. Il refuse d'abord, puis essaie, échoue, recommence.
À la quatrième tentative, il s'arrête net : « Il faut que je ralentisse, sinon il me suit pas. » Je n'ai rien ajouté ce jour-là. Trois séances plus tard, il a repris cette phrase de lui-même, à propos de son frère. Le cheval ne l'a pas soigné. Il lui a fourni une expérience dont il pouvait parler, ce que le face-à-face ne produisait plus.
Situation composite, éléments modifiés, aucune identification possible.
La séance où le cheval « dit la vérité »
Une participante s'approche d'une jument qui s'écarte. L'intervenante annonce, devant le groupe : le cheval sent que vous n'êtes pas alignée avec vous-même. La participante pleure, le groupe approuve, tout le monde trouve la séance puissante.
Reprenons. Cette jument s'écartait de tout le monde ce matin-là, il y avait du vent, et personne ne l'a mentionné. Surtout, une lecture a été imposée à une personne, en public, sans demande et sans suite. Le « cheval miroir » n'est pas un instrument de mesure : c'est une métaphore, et une métaphore ne diagnostique rien.
Le dommage n'est pas théorique. Il a fallu plusieurs mois pour défaire, avec cette personne, une conviction installée en dix minutes.
Situation composite, éléments modifiés, aucune identification possible.
Ces deux séances tiennent dans une seule différence, que je formule sans détour à mes stagiaires : ce qui se passe avec le cheval ouvre des hypothèses, jamais des verdicts. Le jour où le cheval fournit la réponse, le praticien a cessé de travailler.
Réglementation de la médiation équine : l'état réel du droit
Venons-en au point qui fâche : en France, aucune école n'est habilitée à se déclarer garante de la profession, pour une raison simple — la profession n'existe pas au sens juridique. Nous sommes tous des organismes privés. Certains sérieux, certains moins, aucun officiel.
Aucun titre protégé, une seule certification — aujourd'hui déréférencée
Ni « équithérapeute », ni « praticien en médiation équine », ni « équicoach » ne sont des titres protégés : n'importe qui peut s'en réclamer. Les diplômes délivrés par la Société française d'équithérapie ou par l'Institut de formation en équithérapie sont des certifications privées. Elles attestent d'un parcours, elles ne confèrent aucun droit d'exercice.
Une seule exception, et elle tient en une ligne : le titre d'équicien, inscrit au Répertoire national des certifications professionnelles par arrêté du 20 janvier 2014, puis déréférencé en 2020.
Cela règle le sort d'un argument commercial très répandu. Une école qui se présente comme « la seule véritable » ou « la seule reconnue » énonce quelque chose d'inexact : aucune ne l'est. Les guerres de chapelle ne portent donc pas sur une légitimité officielle. Elles portent sur des parts de marché, et se paient en discrédit collectif.
Le climat, et la question qu'il pose
Il faut parler de l'ambiance, parce qu'elle fait des dégâts. Posez une question candide dans un groupe consacré à la médiation équine — « quelle formation choisir ? » — et observez. La personne se fait reprendre, souvent avec condescendance, parfois par plusieurs contradicteurs à la fois, sur un mot employé de travers. Les écoles s'invalident les unes les autres, leurs anciens élèves reprennent le flambeau, et le fil s'achève rarement par une information utilisable.
Je fréquente aussi la Gestalt, l'hypnose, l'art-thérapie. On y défend des positions opposées, et je n'y ai jamais vu ce degré de fiel. Alors posons la question, et laissons-la ouverte : de quelle légitimité parle-t-on, et de qui parle-t-on — des praticiens, des personnes accompagnées, ou des organismes qui se disputent un marché sans arbitre ? À qui profite d'entretenir cette animosité ? Chacun répondra pour soi. Le résultat, lui, est visible : la personne venue chercher une information sérieuse repart sans réponse, ou choisit au hasard.
Le projet de réglementation en cours
Les choses bougent, et il faut le dire aussi. Une proposition de loi transpartisane, « valorisant les bienfaits du lien animaux-humains », a été enregistrée à l'Assemblée nationale le 11 juillet 2025 sous le numéro 1726. Elle inscrirait la médiation animale dans le code rural, créerait un comité national de la médiation animale et subordonnerait l'exercice à une certification professionnelle validée par lui.
À l'heure où j'écris, le texte n'est pas adopté, et les décrets d'application viendront plus tard encore. Mais la direction est claire : la reconnaissance passera par des certifications enregistrées, pas par des autoproclamations. Toutes les écoles privées, la mienne comprise, sont dans la même salle d'attente.
Ce que la recherche établit, et ce qu'elle n'établit pas
Sur l'efficacité, la prudence s'impose. Les revues systématiques concluent régulièrement à des effectifs faibles, des protocoles hétérogènes et un risque de biais élevé. Les résultats les plus solides concernent le versant moteur — précisément le champ de l'hippothérapie. Sur le versant psychique, les données sont encourageantes et insuffisantes. Un praticien qui annonce des résultats prouvés fait exactement ce qu'il reproche aux autres.
Un dernier point, trop souvent absent des débats : le cheval. Il travaille, il fatigue, il subit parfois des séances mal cadrées. Son bien-être n'est pas un supplément éthique, c'est une condition de validité de la séance.
| Orientation | Ce qu'elle vise | Qui peut légitimement la porter |
|---|---|---|
| Hippothérapie | Le mouvement du cheval comme outil de rééducation motrice | Professionnels de rééducation, sur prescription selon les pays |
| Équithérapie | Une prise en charge psycho-corporelle, à dominante variable selon les écoles | Professionnels du soin, du paramédical et du médico-social formés |
| Équicoaching | Posture, communication, régulation émotionnelle, souvent en entreprise | Coachs et formateurs — hors du champ du soin psychique |
| Thérapie brève avec le cheval | Un accompagnement psychologique orienté sur le changement, cheval comme tiers | Psychologues et professionnels de l'accompagnement psychique formés |
Se former à la médiation équine : le contre-exemple qui m'a décidée
J'ai créé ma formation en 2017, et je l'assume : elle est née en contre-exemple. Contre l'infantilisation de professionnels aguerris. Contre une définition de l'équithérapie qui promettait une chose et en enseignait une autre. Contre l'idée qu'il faudrait choisir entre le sérieux clinique et le travail avec le cheval.
En 2019, j'ai écrit Thérapie brève avec le cheval, qui correspond à l'approche que j'étais allée chercher sans la trouver : un accompagnement psychologique orienté sur le changement, où le cheval tient une place de tiers et non de révélateur. Les ouvrages suivants ont prolongé ce travail.
Ce que je transmets aujourd'hui, je le transmets avec joie, et sans prétendre détenir la vérité du champ. Je propose un positionnement clair : celui d'une psychologue, sur le versant psychique, en laissant la rééducation à ceux dont c'est le métier. Le jour où une certification nationale existera, je m'y conformerai. En attendant, la seule honnêteté disponible consiste à dire ce qu'on enseigne — et ce qu'on n'enseigne pas.
Victoria Herrmani
Psychologue clinicienne et psychothérapeute, diplômée d'un Master 2 de psychologie clinique et psychopathologie, inscrite auprès de l'ARS. Vingt-six ans de pratique, dont une quinzaine d'années en institution — milieu carcéral, psychiatrie, protection de l'enfance, aide aux victimes — avec une orientation psychanalytique, avant l'exercice libéral.
Formée aux grands courants de la psychothérapie : psychologie jungienne, Gestalt-thérapie, analyse transactionnelle, psychodrame, systémie, art-thérapie, thérapies brèves, hypnose, équithérapie. Fondatrice d'Ellipsy, organisme de formation certifié Qualiopi, et auteure d'ouvrages spécialisés en médiation équine et en thérapies brèves.
- Master 2 psychologie clinique et psychopathologie
- 26 ans de pratique clinique
- Formatrice en médiation équine depuis 2017
- Auteure de Thérapie brève avec le cheval
- Organisme certifié Qualiopi
- Fondatrice d'Ellipsy
Le parcours professionnelMédiation équine : la posture, le cadre et les protocoles d'un accompagnement psychique
Deux entrées, selon ce que vous venez chercher. Les formations à la carte, à partir de vingt-huit heures, traitent une orientation ou un geste précis. Les parcours qualifiants dépassent trois cent cinquante heures et couvrent l'ensemble du champ, de la posture aux protocoles. Dans les deux cas, le format est compact et intensif, conçu pour des professionnels qui exercent déjà ou qui veulent aller vite et loin.
Sessions denses, travail personnel entre les regroupements, et trois orientations clairement distinguées — pour que chacun sache à tout moment dans laquelle il travaille, et ce que ce choix engage.
Formations e-learning · organisme certifié Qualiopi. Ces formations ne confèrent pas les titres de psychologue ni de psychothérapeute, réglementés en France, et la médiation équine n'est à ce jour pas une profession réglementée.
Médiation équine : pour aller plus loin
- Lubersac R. de & Lallery H., La Rééducation par l'équitation, 1973. L'ouvrage princeps français. Son titre suffit à expliquer l'orientation initiale du champ.
- Wood W. et coll., document de consensus sur la terminologie des services équins, 2021. Le travail américain qui impose « equine-assisted services » comme terme générique et nomme les pratiques une par une.
- Proposition de loi nº 1726 valorisant les bienfaits du lien animaux-humains, Assemblée nationale, 11 juillet 2025. Le futur cadre en discussion : comité national, certifications, label.
- Herrmani V., Thérapie brève avec le cheval. Le modèle d'accompagnement psychique que je cherchais et que je n'ai pas trouvé en formation.
- Herrmani V., Médiation équine : guide pratique pour concevoir et animer des séances de A à Z. Le cadre, la conduite de séance, les conditions d'arrêt.
- Herrmani V., Constellations avec les chevaux : théorie, méthodes et protocoles. Le cheval comme représentant : théorie et protocoles.
- Herrmani V., 50 exercices de thérapies avec les animaux. Le versant pratique, au-delà du seul cheval.
- Herrmani V., Pratiquer les Constellations Familiales et Systémiques : philosophie, posture et protocoles. Le socle systémique dont dérive le travail de représentation avec les chevaux.
Questions fréquentes sur la médiation équine
Équithérapie, équicoaching, thérapie brève avec le cheval : quelle différence ?
La visée, et donc le métier. L'équithérapie désigne une prise en charge psycho-corporelle, dont le contenu varie fortement selon les écoles et penche souvent du côté psychomoteur. L'équicoaching travaille la posture, la communication et la régulation émotionnelle, hors du champ du soin psychique. La thérapie brève avec le cheval est un accompagnement psychologique orienté sur le changement, où le cheval tient la place d'un tiers. « Médiation équine » est le terme générique qui les englobe sans les confondre.
La médiation équine est-elle réglementée en France ?
Non. Aucun titre n'est protégé, aucun ordre ne l'encadre, aucune école n'est officiellement garante de la profession. Seul le métier d'équicien a été enregistré au Répertoire national des certifications professionnelles, par arrêté du 20 janvier 2014. Une proposition de loi déposée le 11 juillet 2025 prévoit un comité national de la médiation animale et des certifications obligatoires ; elle n'est pas adoptée à ce jour.
Faut-il être professionnel de santé pour pratiquer ?
La loi ne l'exige pas, puisqu'elle n'exige rien. La cohérence, elle, l'exige : on ne conduit pas un travail psychique sans formation clinique préalable, comme on ne conduit pas une rééducation motrice sans être professionnel de rééducation. Les titres de psychologue et de psychothérapeute restent réglementés, quelle que soit la présence d'un cheval dans la séance. Un praticien sérieux annonce sa visée, son cadre et ses limites avant la première séance.
Formations Psychothérapie - Psychologie - Hypnose - PNL - Art thérapie - Médiation Équine - Psychopraticien - Psychogénéalogie

